Notre chant

Le chant de la promotion Chef d’Escadrons de Neuchèze s’inscrit dans l’histoire de ses prédécesseurs. Il évoque la vie d’un homme, ses luttes, ses exploits et sa mort. A l’image de l’hymne de la promotion Colonel Cazeilles, celle-ci surgit à chaque refrain, comme un rappel lancinant du destin qui attendait le héros. La mélodie est entrainante, le rythme militaire et la cadence rapide. Elle fut inspirée d’une marche russe qui donne du coeur aux voix des chanteurs. La devise du 2e régiment de dragons est : da materiam splendescam (donnez-moi l’occasion de briller) et cette volonté de toujours donner le meilleur anime les jeunes officiers, à l’image de leur parrain.

À chaque couplet l’on suit le Dragon dans les étapes cruciales de sa vie. Étant issu d’une grande famille de Saint-cyriens, il était connu pour son attachement aux valeurs de l’École et de l’officier français. Qui plus est, il avait eu très tôt conscience du destin qui l’attendait, lui le ‘’cavalier de renom’’ récompensé par de nombreux prix lors de son passage à la Spéciale.

Si le ‘’Firmament’’ lui est promis, il ne s’agit pas d’un avancement tardif mais bien d’une dimension céleste. Laquelle rappelle que l’officier au soir de sa vie rejoint ses grands anciens (la promotion du Firmament fut la première à porter un nom, 1830-1832) au Walhalla des soldats de France. Puis le chant nous porte des murs de l’École au sud du Morvan, non loin de la ville d’Autun, où l’Empereur lui-même fit ses classes. Certains mots claquent davantage encore que d’autre alors, comme l’Aréthuse, le sous-marin qui porta Neuchèze par-delà la méditerranée, drapé de l’étendard du 2ème régiment de dragons qu’il avait repris aux Allemands, ou le Notre-Dame, ce char dont la tourelle fut son cercueil.

Enfin, comme une promesse, avant que ne s’estompent les voix et que retombe le silence, les jeunes cyrards prêtent serment de toujours chanter leur héros, de le rappeler au monde pour lequel il a accepté de tomber. « Notre hymne prend place dans l’épopée. Puisse-t-il toujours raisonner dans sa pleine histoire ! »

Élève-Officier Chastel

Paroles

Prologue

Hommage aux trois couleurs,
Qui nous ont rassemblés.
Redonnons au Cyrard,
L’occasion de briller.

I

Attaché à la tradition,
Un homme honore les siens.
En entrant dans le saint des saints,
Saint-Cyr devient sa vocation.
Les années le consacrent cavalier de renom
Au sérail que la Gloire protégeait de son aile.
L’attrait d’une promesse aux accents éternels
Décide un officier à servir aux Dragons.
Visionnaire tourné vers l’action
Son destin est tracé,
Une vie déjà menacée
Dont il s’apprête à faire le don.

Refrain

Et le Firmament ce soir s’ouvre à toi
Dans le fracas des armes
Et face aux canons.
Entends-tu l’aurore annoncer ton trépas ?
L’élan d’un soldat vaillant dans la bataille.
Chef d’escadrons tu repars au combat
Quand le sang et les larmes
Oppriment la Nation.
Ton courage incite à poursuivre tes pas.
Sous la mitraille tes hommes soudain se taisent.
// Ce soir s’éveille la Promotion Neuchèze.

II

Engagé pour la France au front,
Le chef défend sa terre.
Dans le vent claque la bannière
D’un coeur rempli d’abnégation.
Mais le feu des assauts s’étend sur l’horizon
Et Saumur vous appelle, car vous devez combattre.
Résistant qui refuse de se laisser abattre,
En dépit des blessures tenez vos positions.
Prisonnier entouré d’affronts,
Neuchèze attend son heure.
La Patrie réclame un sauveur,
C’est l’’instant de son évasion.

III

Une étoffe drape le Dragon
À bord de l’Aréthuse.
On entend la rumeur diffuse,
Soldats ! Reformez vos pelotons !
Les blindés et les chars traversent les sillons.
L’intrépide guerrier aux portes du Morvan,
Debout dans la tourelle fait face aux Allemands,
Menant le Notre-Dame la balle heurte son front.
Abattu en pleine mission,
Libre et victorieux.
Le regard tourné vers les cieux,
Notre foi portera ton Nom.

Epilogue

Hommage aux trois couleurs,
Que vous avez portées.
L’homme et son étendard
Seront toujours chantés.